Budget*
− Il n'y a pas d'alternative à la liberté ?
− Non, il n'y en a aucune.
Joseph Beuys
− Il n'y a pas grand-chose qui vous intéresse dans l'art contemporain ?
− Non, effectivement.
Francis Bacon
Le budget total dont dispose l’artiste belge francophone mandaté à la Biennale d’art contemporain de Venise avoisine les 360.000 € **. Montant ahurissant dont il convient de faire le meilleur usage artistique dans la plus parfaite transparence politique.
L’art contemporain de haut vol part d’un business plan rigoureux dont la comptabilité tatillonne forme l’indispensable colonne vertébrale. Quoi qu’il y entende, le contribuable est en droit de savoir à tout moment vers où s’envole l’argent qu’il ignorait investir dans l’art contemporain. Et ce, quand bien même l’art contemporain est un investissement sans espoir raisonnable de retour. Si ce n’est un retour sur l’image du ministre qui signe le chèque et de l’artiste qui l’empoche. Et, accessoirement, par ricochet plus ou moins heureux, sur l’image que l’art (fût-il immanquablement futile) et un pays (fût-il amputé d’une partie de lui-même) hasardent d’eux-mêmes à un certain moment donné du temps : 2015.
D’ici là, le total des sommes dépensées et budgétées doit faire exactement 360.000 €. Ni gabegie, ni banqueroute.
Bientôt ici le budget téléchargeable de How I Got to Venice, qui fait rimer glasnost et art contemporain.
* Le budget certifié fait partie intégrante du projet D'URSEL IN VENICE 2015.
** Tel est le budget dont a disposé Angel Vergara, l'artiste belge sélectionné pour 2011 par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Gageons que, crise oblige, l'enveloppe sera diminuée pour 2015.
